lundi 22 juin 2009

Un camp NO BORDER à Calais


Du 23 au 29 juin se tiendra un camp (dans le parc de la rue Normandie-Niemen dans l'est de Calais) pour la liberté de circulation pour tous et toutes et la fin des frontières et des contrôles migratoires.

Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Il appelle à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNes, entre avec et sans papiers.

Le camp se site dans la 'tradition' des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d'années, à Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine en 2007, et il est en lien avec le camp No Border de Lesbos d'août 2009...

ChacunE est conviéE à se joindre au camp pour discuter et débattre de la question des frontières et de la liberté de circulation et d'installation, à imaginer et participer à des actions symboliques, vivre collectivement avec les migrantEs du Calaisis et les militantEs et participer à la grande manif du samedi 27 juin !

POURQUOI CALAIS ?
Calais est un lieu important dans l'histoire du développement des contrôles migratoires et depuis longtemps un goulet d'étranglement pour celles et ceux qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne. C'est surtout un lieu d'affrontement entre ceux qui veulent stopper toute migration vers l'Union Européenne et ceux qui luttent pour détruire les barrières entre les peuples les frontières qui empêchent la liberté de circulation pour tous te toutes, et non pour quelques privilégiésEs. Depuis le milieu des années 90, des dizaines de millier de migrants ont vécu à Calais sans aucune ressource, contraints de dormir à la dure dans la "jungle" dans l'espoir de pouvoir un jour traverser la Manche.

En 1999, la Croix Rouge a ouvert un centre à Sangatte, mais celui-ci a du fermer sous la pression conjuguée de la France et de la Grande-Bretagne. Depuis, une présence policière et une répression renforcées obligent des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants à errer dans la région. Ils et elles, sont régulièrement brutaliséEs par la police, victimes de gaz lacrymogènes, battuEs, arrêtéEs et enferméEs au Centre de Rétention Administrative de Coquelles. La police brûle leurs abris et les maigres possessions qu'ils contiennent. Les groupes qui les soutiennent en leur fournissant des repas et de l'aide humanitaire subissent une répression croissante par la police et plusieurs militantEs ont été arrêtéEs ces derniers mois.

A Méricourt, lors du Printemps organisé par le groupe Politis62, nous avions pu découvrir l'action exemplaire d'un collectif, Fraternité-migrants bassin minier 62, qui à Angres, c'est-à-dire tout près, vient en aide à des migrants qui "campent" près d'une aire d'autoroute.

contact : www.calaisnoborder.eu.org

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